Un jardin suspendu inattendu

Qui n’a pas rêvé de pouvoir tout en vivant au plus proche des commodités d’un centre-ville s’accorder quotidiennement un moment de détente dans un espace naturel, préservé et adapté à ses besoins ? Le toit terrasse y répond pleinement et offre un milieu unique et bienfaisant pour un retour aux sources à quelques marches de chez soi !

Il existe plusieurs types de toitures végétalisées. Des toitures pentues classiques peuvent être, comme en Norvège ou aux îles Féroé envahies par de la végétation.

Ces dernières apportent une esthétique et une identité unique mais également une bonne isolation de toiture car elles sont étanches à l’eau et à l’air mais nécessitent une charpente particulièrement robuste pour supporter la lourde charge de la végétation et de son nécessaire substrat.

Le terme toiture végétalisée est principalement utilisé pour l’aménagement d’une toiture plate qui vise à apporter au bâtiment un espace vert de détente et/ou de culture.

Chaque aménagement de toiture végétalisée est unique. Il dépend de l’endroit où il s’implante, de sa localisation géographique, de son utilisation, de son climat, de son orientation, de sa prise au vent… Les conseils de professionnels sont primordiaux pour se prémunir d’un échec dans votre démarche.

Qu’il fasse très chaud ou très froid, un logement doit être agréable à vivre tout au long de l’année. Pour cela, il faut soit le chauffer soit le climatiser mais cela ne sert à rien s’il est mal isolé. Plusieurs éléments doivent être isolés. C’est le cas du toit, des murs, des sols mais également des portes et des fenêtres.

Faire des économies est également une préoccupation permanente et les dépenses d’énergie consacrées au chauffage ou au refroidissement du logement peuvent vite devenir très élevées. En isolant correctement un logement on peut faire baisser les factures d’énergie de manière significative.

Une bonne isolation permet de participer à la protection de l’environnement. En consommant moins d’énergie, on limite les émissions de gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement de la planète.

Vivre dans un logement correctement isolé permet de vivre dans un lieu sain, d’éviter une trop forte humidité qui peut être à l’origine de nombreuses maladies et allergies. Un logement bien isolé est un logement qui vieillit bien et qui est plus facile à entretenir sur le long terme.

L’isolation thermique est essentielle ; elle peut être réalisée de différentes manières et la toiture végétale fait partie des solutions.

En effet, la toiture est extrêmement importante dans l’isolation d’un logement puisque 30 % de la déperdition de chaleur se fait par le toit.

L’air chaud étant plus léger que l’air froid, il monte et s’échappe par une toiture mal isolée. En isolant correctement le toit, on évite les trop fortes déperditions de chaleur.

La toiture végétale comme isolant

On parle de toiture végétale, de toiture végétalisée, de toit vert ou de Paroi Complexe Végétalisée Horizontale (PCVH). Tous ces termes évoquent une toiture recouverte de végétation. Cette technique est particulièrement ancienne mais elle revient à la mode grâce à ses nombreux avantages. Les toitures végétalisées présentent des avantages écologiques, sanitaires et thermiques. Les taux de CO² et de CO émis sont plus faibles alors qu’il y a plus de dioxygène de produit.

Il est désormais reconnu que ce type de toiture est parfaitement stable et étanche tout en ayant des performances plus élevées que les toitures plates classiques.

Elle permet de protéger efficacement l’habitation contre les chocs thermiques avec une réduction des variations de températures pouvant atteindre 40 %. Elle favorise l’inertie thermique permettant de réaliser de véritables économies d’énergie. Elle sert également d’isolation phonique.

Toutefois, il faut savoir qu’un toit vert ne peut servir à lui seul à isoler un logement. Il doit être complété par une isolation des murs, des portes et des fenêtres. Une toiture végétalisée est une solution à la fois saine et écologique permettant de renforcer l’isolation thermique et phonique d’un logement.

Les différentes techniques et solutions

Les systèmes proposés pour végétaliser une toiture sont extrêmement variés. Il peut s’agir de tapis pré-végétalisés, de caissons emboîtables prévégétalisés ou autres solutions. Un toit vert peut être installé aussi bien sur un logement neuf que lors d’une rénovation.

On peut choisir une végétalisation extensive qui est un tapis végétal adapté à tous supports comme le béton, l’acier ou le bois. C’est la technique la plus facile à mettre en œuvre. L’épaisseur de terre peut être de six centimètres, les plantes utilisées sont de faible hauteur et n’ont pas besoin de beaucoup d’eau. Une visite annuelle peut être suffisante.

La végétalisation intensive est un véritable jardin. Il nécessite la pose d’un revêtement d’étanchéité qui soit résistant à la pénétration racinaire, d’une couche de drainage et d’une couche filtrante. Ce type de réalisation est réservée aux supports en béton ayant une pente inférieure à 5 % . Un entretien régulier peut être nécessaire et un système d’irrigation est indispensable.

La végétalisation semi-intensive est parfaite pour les toitures plates. On utilise souvent du gazon et des petites plantes vivaces. Là encore, les besoins en eau sont limités.
Dans tous les cas, il faut une structure portante, une couche d’étanchéité, une éventuelle couche de drainage et de filtration, un substrat de croissance et une couche végétale.

Pour installer une toiture végétale, il faut que la structure soit suffisamment solide et porteuse. En effet, le substrat est relativement lourd, surtout lorsqu’il est mouillé. De plus, la pente du toit ne doit pas excéder 35°. Le plus souvent, on utilise des plantes indigènes et vivaces car elles résistent mieux au climat local. Les équipements les plus perfectionnés peuvent être dotés d’un système d’arrosage en goutte à goutte installé directement dans le substrat.

Les coûts de cette installation

Pour installer une toiture végétale, il est recommandé d’utiliser des produits certifiés ACERMI ouCSTBat. La certification ACERMI est obligatoire depuis 2003. Pour la pose, il est également conseillé de faire appel à un installateur Qualibat.

Le coût pour la création d’une toiture végétalisée peut varier de 45 à 100 euros le m² selon la surface, la pente du toit, les matériaux choisis, les travaux de renforcement. Toutefois, l’étanchéité est meilleure dans le temps et c’est donc une solution moins chère à long terme que la pose d’un toit classique en tuile ou en ardoise.

On estime qu’il peut y avoir jusqu’à 20 % de réduction sur les factures de chauffage ou de refroidissement des habitations grâce à l’utilisation d’un toit vert.

Le coût d’entretien est, quant à lui, très faible. Une fois que les végétaux sont installés, il suffit de désherber une à deux fois par an et de nettoyer les évacuations d’eau.

 

Une toiture végétalisée, quelles étapes ?

Les aménagements ne sont pas anodins et doivent être calculés les capacités de support de toute l’architecture. Il ne faut pas surcharger à outrance le bâtiment au risque d’un effondrement.

La toiture végétalisée permet d’apporter à une zone d’habitation un espace vert privilégié. Le fait que ce dernier soit en hauteur confère à l’aménagement une touche d’inaccessible qui rend son entretien et son aménagement plaisant. On donne en effet plus de soins et d’attentions à quelque chose que l’on sait confidentiel et presque secret.

Une toiture végétalisée se compose généralement de la manière suivante :

toiture-vegetalisee

Afin de pouvoir profiter pleinement et rapidement de ce nouvel espace de détente et de jardinage il est intéressant d’installer des végétaux à la croissance rapide pour pouvoir voir évoluer le décor dans un délai assez court.

Il est possible de s’adjoindre les services d’un paysagiste qui sera sensible à la démarche et saura vous proposer les espèces les plus adéquates pour habiller votre terrasse. Un contrat avec lui vous permettra de participer tout au long de l’année à l’entretien et à l’aménagement de ce toit végétalisé.

De plus en plus de professionnels aiment transmettre leurs savoirs pour que la nature s’immisce dans la vie urbaine et que chacun en soit acteur.

Quelques exemples de plantes à croissance rapide

  • Bambous (précautions spéciales à prendre pour ne pas que l’espèce envahisse toute la terrasse).
  • Arbres à papillon
  • Herbes de la pampa
  • Ipomées
  • Lupins
  • Clématites
  • Cornouillers
  • Framboisiers
  • Romarin
  • Sauges…

Les espèces seront plus ou moins adaptées en fonction de l’implantation géographique de la toiture végétalisée, son ensoleillement, son orientation mais également la hauteur du substrat qui aura été installée… Pour tous ces facteurs potentiellement limitants il est donc judicieux de prendre les services d’un professionnel.

Dans les astuces de gestion d’un jardin partagé il peut être bénéfique d’avoir un tableau, à l’abri des intempéries sur lequel sont notés les soins apportés et les dates de ces derniers pour contrer le sur arrosage ou empêcher un sol qui vient d’être planté d’être bêché par exemple.

Cela créer une participation collective de tous les habitants et les fédère autour d’un projet. Cela peut amener à créer des liens vers des personnes qui se disaient seulement bonjour !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *